Je suis assez
folle du ménage! J'aime que tout soit propre, rangé, classé!
Et je n’aime pas
jeter au cas où, un jour j’aurais besoin du petit truc brisé qui pourrait
servir à réparer autre chose!
Depuis quelques
années, j’essaie d’épurer ma maison, ma vie…pas facile.
Et pourtant la
simplicité résout beaucoup de problèmes.
Ce matin, je
devais attaquer mes deux tiroirs dédiés à mes études. Eh oui, j’ai tout ça bien classé et étiqueté…
mon secondaire, 3 années de CÉGEP (dont une ou je me suis pognée le beigne royalement
et l’Université…
J’ai réussi… je
pense bien, car en écrivant ces mots j’entends le camion de recyclage dans la
rue voisine (pour une fois, mon bac de recyclage se fera silencieux...
sans le fracas des bouteilles de vino)… 5 minutes environ, je stresse, respire,
respire…
C’est que chaque
fois que j’ai essayé de jeter tout mes apprentissages, je me replonge dans ses années de galère, les bons
coups, les moins bons, tel ou telle profs… Tout le travail investi et l’argent des
jobines que m’ont demandé ses années d’études…
Désolée, je dois aller voir…le
camion est là!
C’est fait…j’ai la gorge nouée sans trop, je vais survivre Yeh!! Je
suis en vie!!!
Suite aprèsl’interruption… Ses
années d’études. J’ai travaillé très fort pour obtenir mes diplômes et ce matin
en faisant cette épuration, j’ai compris que mes diplômes avaient une plus-value,
la fierté…et c’est ma débrouillardise, mon autonomie, mon courage et ma persévérance
qui y ont contribué.
Et ça, ce n’est
pas deux tiroirs de papier qui me le rappelleront, c’est inscrit sur la toile
de ma vie.
« Un homme
est riche des choses dont il peut se passer » Henry David Thoreau
Prochaine étape...Est-ce que style et simplicité vont de pair dans ma garde -robe, gros travail à faire!
RELÂCHE : nom féminin, interruption d'une occupation, d'une activité pénible ou fastidieuse; repos, détente qui en résulte : Prendre une semaine de relâche.
Depuis 10 ans, la semaine de relâche est identique dans notre famille. On s'exile au chalet avec livres, films, skis, raquettes,bouffe, amis...On relâche de la routine!
Plus les enfants vieillis, plus la relâche prend une tournure inattendue, nous sommes toujours au chalet, mais la famille s'est étiolée depuis 2 ans. Cette année, Mignonne est partie avec son amoureux au soleil, tandis que le mien est resté en ville pour le boulot. Il reste que fiston, moi, le chalet et toutes les activités habituelles...
Prise de conscience obligée, je dégusterai cette année ma dernière semaine de relâche version chalet! Après 10 ans, un vent de changement s'impose! Je prendrai relâche de cette version de la semaine de relâche!
Et ça commence par ce repas classique de notre semaine de relâche, le chili réconfortant, je vous partage cette belle et bonne recette.
MON CHILI DE LA RELÂCHE
inspiration de Ricardo
• TEMPS DE PRÉPARATION : 15 MINUTES
• TEMPS DE CUISSON: ! HEURE
• PORTIONS : 4
1 poivron rouge, coupé en cubes
1 oignon, haché
4 gousses d'ail, hachées
45 ml (3 c. à soupe) d'huile végétale
454 g (1 Ib) de poulet ou dindon haché
60 ml (1/4 tasse) de poudre de chili
10 ml (2 c. à thé) de coriandre fraichement moulu
5 ml (1 c. à thé) de cumin fraichement moulu
5 ml (1 c. à thé) de gingembre frais moulu
1 ou 2 piment marocain fort 7/10
45 ml (3 c. à soupe) de mélasse
45 ml (3 c. à soupe) de ketchup
30 ml (2 c. à soupe) de moutarde de Dijon
30 ml (2 c. à soupe) de vinaigre de vin rouge
1 boîte de 796 ml (28 oz) de tomates broyées
1 boîte de 540 ml (19 oz) de haricots rouges
1 boîte d'olive noire 1 boîte de mais en grains
Sel et poivre
15 ml (1 c. à soupe) de moutarde à l'ancienne
Dans une casserole, attendrir le poivron, l'oignon et l'ail dans l'huile. Ajouter le viande et la faire dorer.
Ajouter les épices et poursuivre la cuisson 2 minutes. Ajouter la mélasse et le ketchup. Poursuivre la cuisson 2 minutes.
Ajouter la moutarde de Dijon, le vinaigre, les tomates et les haricots. Laisser mijoter 45 minutes. Assaisonner.
Retirer du feu et ajouter la moutarde à l'ancienne.
Servir avec des tortillas au blé entier et de la crème sure.
Pour un effet chalet évidez des miches de pain de campagne et servir le CHILI à l'intérieur.
Tout commence avec un accent... Je suis à Paris avec mon père, dans un des ces restos gaulois sur l'île St-Louis. Je me sens comme Astérix en compagnie d' Obélix, on mange, on boit on se sert à même le tonneau, on coupe nos charcuteries avec de gros couteaux Opinel, c'est rustique et on aime ça, on retrouve un peu de Québécois dans cette façon de faire. On rit, on se moque des Français coincés qui se demandent ce qu'ils font là à manger avec leurs mains. On a le droit de se moquer des Français chez nous, si mon père commence...étant français lui même, il a une avance. La soirée est agréable et nous relatons notre semaine à Paris. Nous étions là pour les funérailles de mon grand-père, ou nous ne pouvons assisté, car la bureaucratie française est si lourde que le corps de mon grand-père sera exposé que le 12 septembre et nous, nous partons demain le 11 septembre.
Durant cette soirée la proximité des autres clients est très proche dans ce genre de restaurants, les grandes tables permettent d’asseoir plein de gens ensemble qui se connaissent ou pas. C'est charmant, nous rencontrons un couple un Tunisien et une Marocaine, ils sont là pour célébrer quelque chose. Nous passons la soirée avec eux à discuter de religion, mon père adore l'histoire et il en connait beaucoup sur les guerres et autres religions. Étant musulmanes, nos connaissances sont très surprises que des occidents soient aussi renseignés et ouverts d'esprit.
Durant la soirée, l'homme me demande si je vais bien avec le regard profond que seul un arabe ose faire! (Il a raison, je suis en plein questionnement sur ma vie amoureuse et professionnelle) Sans que je puisse répondre, il me dit que tout ira bien, de croire en moi et que nous allons probablement aller aux funérailles de mon grand-père?
Il prend ma main et y place dans ma paume, un petit objet, un coquillage qu'il a ramassé sur une plage de Tunisie la veille. Il me dit que c'était pour lui sa façon de se rattacher à son pays et qu'il me l'offre pour me protéger, car je suis une bonne personne. Ce coquillage est toujours dans mon porte-feuille depuis 10 ans...
Journée du 11 septembre par Papa (Jean-Pierre Curie)
Le 11septembre, je me trouvais à Paris avec Manon pour les funérailles de mon père. Il était environ 15 heures. Nous nous trouvions rue Monge, non loin des arènes de Lutèce, à un carrefour ou il y avait un bar café et une horloge. Manon était allée à la toilette et revient me trouver en proie à une crise de panique quelque peu hystérique ; elle criait ‘’ je veux voir mes enfants’’ à répétition…je parviens à la calmer un peu, elle me dit ‘’ c’est la guerre, ils ont attaqué New York ! je l’ai vu à la télé au bar café ! Je m’approche donc de la télé que nous pouvions voir du trottoir ; il y avait un genre de cartoon ou un avion se jetait dans une tour, une fois à gauche et ensuite dans l’autre tour à droite , la couleur du fond d’écran ressemblait à un soleil irradiant, orangé rougeâtre. Quelques secondes, j’entends des gens parler de l’attaque du World Trade Center par des kamikazes, j’en suis resté ébahit.
Il faisait très chaud, une lourdeur moite, l’activité de la rue cessait, la rue se vidait peu à peu. Nous sommes entrés dans ce bar café et nous avons pris une consommation; Manon un porto moi une bière. Quelques heures passent, Paris est presque vide, plus de transport en commun. Nous décidons donc de rentrer à pied à l’hôtel que nous avions rue Straud dans le 13e arrondissement, du quartier chinois. Nous avons traversé le Quartier Latin jusqu'à côté la rue mythique’’ de La Mouffetard ‘’ou nous avons fait des provisions, pain, fromages, charcuterie et quelques très bons vins. Nous avons ensuite remonté l’avenue des Gobelins jusqu'à la place d’Italie et ainsi de suite jusqu’à l’hôtel. Une sensation de solitude, d’abandon me parcourait les sens. Nous avons passé la soirée à regarder la TV en mangeant nos provisions. Durant la soirée, j’ai boucané Manon, notre petite chambre ressemblait plus à un fumoir, avec en plus, ce quelque chose de surréalisme que laissait la fumée, une ambiance irréelle presque appropriée au moment….. Le lendemain, la réalité nous a rejoints…….. jpc
Journée du 11 septembre par Manon
Hystérique, est le mot qui décrit bien ma journée. Papa je suis désolés de t'avoir infligé ce comportement et je dois m'excuser pour toute les méchancetés, rien n'était de ta faute.
J'ai eu tellement peur de ne plus retourner chez moi auprès de Sylvain et des enfants.
Le 12 septembre, par Manon
Nous sommes allés aux funérailles de Papi...tout au long de la cérémonie, je tapotais mon coquillage. Ça me semble irréaliste, encore aujourd'hui et pourtant.
Le 13 et 14 septembre, par Manon
Nous attendons l'heure, le jour de notre départ...on va l'aéroport, on nous retourne, on fait l'aller-retour pendant 2 jours c'est épuisant. Notre consolation est d'être dans l'appartement de mes grands-parent rue Cantagrel 13e arr., sur fond de CNN, nous regardons des albums photos de la jeunesse parisienne à mon père.
Le Québec a réussi à nous rapatrier le 15 sept.
Depuis ce jour, j'ai compris que plus rien ne sera pareil, nous serons toujours à la merci de la folie terroriste ou passagère. Difficile à accepter pour qui aime bien contrôler.
Septembre était mon mois préféré pour la rentrée, les couleurs, les récoltes, le retour au cocooning,
Depuis dix ans, j'ai cette sensation de perte de contrôle qui m’angoisse.
Et pourtant, je suis en vie, en santé auprès de Sylvain et de mes enfants.
Manon
PS je suis devenue superstitieuse, mon coquillage doit me suivre partout, surtout en avion»!
Ce message sera mon dernier en tant que propriétaire de la Halte Gourmande/William J. Walter Brossard.
En effet, j’ai pris la dure décision de ne pas renouveler mon bail à partir du 1er septembre 2011.
Une décision difficile à prendre autant au point de vue affaires, professionnelle, familiale que personnelle.
Le commerce de détail est une voie très difficile à parcourir et ce n’est pas donné à tout le monde d’y exceller. Je me suis rendu compte que mes forces et mes talents sont ailleurs et que l’énergie que demande ce type de commerce n’était tout simplement pas pour moi.
Ce qui me manquera le plus, c’est le contact avec vous, chers clients, fournisseurs, amis et famille. Vos encouragements constants ont été pour moi une motivation de tous les instants.
J’ai passé 5 ans à vous côtoyer dans cette petite boutique, du simple bonjour aux conversations gastronomiques ou philosophiques, ces beaux souvenirs teinteront désormais ma vie.
Ma passion pour la nourriture, la culture, mon plaisir d’apprendre en est sorti que plus fort.
Après 5 ans, je peux vous dire que je ne regrette rien et que l’expérience acquise est un cadeau de la vie.
Sur ces mots, je vous remercie du fond du cœur de votre appui et je vous souhaite à tous… D’aller au bout de vos rêves où votre raison s’achève…
Manonxx
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Tout ce que j'aime est illégal, immoral ou fait grossir!
Ce blogue se voulait un partage sur le monde des plaisirs de la table. Aujourd'hui, c'est différent, mais pas trop finalement... car les plaisirs de la table prennent leur sens non pas dans la privation, mais dans l’appréciation.
Un matin cette semaine, je trouve dans mon imprimante un papier, un poème, un slam écrit par Mignonne (ma fille de 17 1/2 ans), la curieuse en moi l'a lu, car elle l'ignore, mais j'adore le slam. J'aime cette façon de s'exprimer, elle se définit par des règles de temps, d'absence d'accessoires et de musiques, et par la relation du slameur avec son public.
Après la lecture, j'ai été émue, ravie, surprise et un nuage de fierté m'a accompagnée toute la journée. J'avais envie de le partager. Après une demande acharnée et officielle, j'ai eu l'approbation de Mignonne pour le publier sur mon blogue.
Avant de me retrouver propriétaire d'une épicerie fine, j'étais directrice artistique spécialisée dans le domaine du maillot de bain et lingerie féminine. Quand j'ai arrêté, j'avais un haut-le-coeur de toute cette mascarade, de ces faux finis, des clients qui veulent être différents au départ...mais qui finissent toujours par nous faire charcuter les fesses, les cuisses, les bras des mannequins à coups de Photoshop.
Deux déclenchements m'ont fait changer d'horizon. Le premier, lors de la présentation de photos, mon client m'a demandé d'enlever toutes les taches de rousseur sur le visage d'une charmante rouquine mannequin, ça l’agaçait et croyait-il les hommes n'aiment pas ça...VLAN DANS LES CITROUILLES (pour rester dans l'orangé et polie)! J'ai compris que mon client avait besoin de lunettes, d'un cours 101 de savoir-vivre et le reste vous le devinerez... La roussellée est tombée en bas de ses talons hauts.
Le deuxième, c'est Mignonne ( à 11 ans) qui flânait dans mon bureau, elle regardait les photos destinées à un catalogue de maillots de bain populaire, elle trouvait les maillots très beaux. Elle m'a posé cette question, pourquoi, Maman, tu as encerclé les cuisses, le ventre, le sein, les dents??? J'ai répondu que la cliente, voulait qu'elle soit plus mince, plus découpé, plus si, plus ça, plus belle quoi. Et sa réaction a été , oui, mais elle est déjà belle et puis elle ne se reconnaîtra pas quand elle va se voir dans le catalogue, si tout le monde fait ça , ça veut dire que les magazines c'est des mensonges! Silence......silence...silence...
Elle avait raison, voici 7 ans plus tard l'évolution de sa pensée sur ce monde ou les critères de beauté font de nous, les femmes et les hommes, des esclaves d'une image dictée par une société hypersexualisée.
SLAM
Tout autour de moi
Les femmes manquent d’estime de soi
Si seulement elles réalisaient
La beauté qui les habitait
Mais comment s’aimer
Quand nous sommes dirigées
Par une société robotisée
Et hypersexualisée
Nous voulons toujours être parfaites
Mais ne sommes jamais satisfaites
Mais qu’est ce qu’il vous faut
Pour être comme il faut?
Peut-être une rhinoplastie
Ou encore l’anorexie
Les risques sont négligeables
Si nous sommes inoubliables
On fait semblant d’être écœurée
Par celle qui mange un gâteau chocolaté
Elles devraient être punies
Pour nous donner de telles envies
Par contre elles ont compris
Et elles mangent des saloperies
Car le bonheur n’est pas dans la privation
Mais dans l’appréciation
Adulte, enfance ou adolescence
Il n’y a plus de différence
Toutes se dénudent
Pour un peu de «féminitude«
Qu’est devenue la femme
On lui a volé son âme
Elle a perdu ses hanches
Elle est devenue une planche
Où allons-nous
Nous avons perdu nos atouts
Ceux qui nous rendaient désirables
Nous rendent maintenant pitoyables
J’aimerais leur faire comprendre
Qu’elles ont des choses à apprendre
Sur ce qu’est la beauté
Sur ce qu’est la vérité
Ce que l’on voit à la télévision
N’est qu’une déformation
Ce que l’on voit dans les publicités
N’est pas la réalité
Qui sont ces gens
Pour nous imposer des critères désobligeants
C’est en nous complexant
Qu’ils font leur argent
Les mannequins sveltes et élancés
Sont retouchés de la tête au pied
Rien n’est naturel
C’est un monde superficiel
Enlevez un grain de beauté
Effacer un cheveu éméché
Pour que le tout soit esthétique
Et surtout moins problématique
Et tout ce maquillage
Qui devrait être à notre avantage
Nous enlaidies, nous vieillies
C’est une vraie comédie
Pourquoi les laisser agir
Nous devons intervenir
Au nom de toutes celles
Qui ne se croit pas belle
Pensons aux jeunes de demain
Qui suivront notre chemin
Que deviendront-elles
Des enfants industriels
Mais qu'est-ce que la vraie beauté
C’est celle que l’on se crée
Ce ne sont pas les critères de beauté
Imposés par la société
Avec un peu de confiance
Là est la différence
Les épaules se redressent
Les yeux pétillent de tendresse
C’est fou ce que l’attitude
Peu donner de l’amplitude
Et tout de suite nos grands rêves
Soudainement se soulèvent
Nos possibilités sont infinies
Quand on porte fièrement sont bikini
Plus rien n’est impossible
Tout nous est disponible
Acceptons nos défauts
Car ils ne sont pas faux
Mais sachons les utiliser
Afin d’en faire notre beauté
En nous ce cache une déesse
Peu importe la taille de nos fesses
Nous réussirons à la trouver
Afin de l’exposer au monde entier
Nous sommes toutes différentes
Mais nous ne sommes pas transparentes
Chacune à sa place
Dans son propre palace
N’essayez pas de changer
Apprenez à vous aimer
Ce sera exigeant
Mais les résultats seront satisfaisants
Terminer les comparaisons
Nous avons parlé à l’unisson
Moi femme d’aujourd’hui
Je m’aime comme je suis
Vous comprendrez pourquoi je suis fière de ma fille et que le désir de partager était trop grand!